Commune en Amérique du Nord, la déclaration d’éthique et de conflits d’intérêts est rare en France. Je suis très favorable à cet exercice : si la presse est un quatrième pouvoir, alors elle doit être tenue à la même exigence de probité que les trois autres. Voici donc ma propre déclaration.

Je suis un journaliste très spécialisé : je vois les évolutions du monde de l’informatique à travers les réussites et les échecs d’Apple. Pour autant, je ne confonds jamais journalisme et communication, et je le dis de manière d’autant plus assurée que j’ai évolué des deux côtés du miroir. Bien avant d’avoir obtenu ma carte de presse, j’ai travaillé sur la communication d’Apple France à destination du monde de l’éducation, avec l’agence Route 66 Média. Je n’ai plus aucun lien financier avec ces deux sociétés — et si vous voulez tout savoir, j’avais à l’époque refusé de renouveler mon contrat.

J’adhère pleinement à la charte d’éthique professionnelle des journalistes du SNJ. Je refuse catégoriquement de participer à l’élaboration de contenus dits « publirédactionnels ». Je ne suis pas un grand amateur de voyages de presse, même si je n’y suis pas opposé par principe, et préfère couvrir événements et salons professionnels à mes (notes de) frais. Il m’est plus difficile d’éviter les (petits-)déjeuners de presse, qui remplacent de plus en plus fréquemment les traditionnelles conférences, mais je fais en sorte que la qualité du café n’influence pas la teneur de ma couverture.

Je refuse les cadeaux d’une valeur substantielle, heureusement rares. Je renvoie systématiquement les produits que je teste, sauf dans deux cas :

  • lorsque le fabricant ou l’agence de communication ne m’adresse pas de bon de retour, ce qui arrive régulièrement pour les produits de faible valeur. Dans ce cas, je remballe et range le produit, sauf s’il s’agit d’un « consommable » comme un câble ou une batterie, et le tiens à la disposition de l’expéditeur.
  • lorsque je demande à conserver un produit pour une durée prolongée afin de pouvoir l’utiliser de manière plus approfondie, le comparer à des produits concurrents, et plus généralement enrichir mes articles. Ce cas se présente une fois l’an en moyenne.

Enfin, je ne détiens pas d’actions Apple ni d’aucune autre société des secteurs qui m’intéressent.